From the recording Fatigué de ce monde

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Épouvantable

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“Épouvantable” explores one of the most unsettling and abstract corners of Fatigué de ce monde, moving away from narrative songwriting toward a fragmented landscape of isolation, repetition, and psychological unease. Built around oppressive basslines, unstable drum machine patterns, sparse angular guitars, and dissonant analog textures, the track embraces the darker and more experimental side of late French coldwave.

Rather than telling a story, the lyrics unfold through disconnected images and observations: empty corridors, silent apartments, fading photographs, half-abandoned rooms, and voices disappearing behind walls. Everyday spaces become strange and unfamiliar, transforming ordinary details into symbols of emotional distance and quiet disintegration.

With its raw cassette-era production, monochrome atmosphere, tape imperfections, and anti-commercial structure, “Épouvantable” stands as one of the album’s most fragmented and theatrical compositions. It expands the emotional world of Fatigué de ce monde beyond urban melancholy into something more abstract, claustrophobic, and psychologically disorienting - a portrait of absence suspended somewhere in the France of the late 1980s.

Lyrics

Le papier peint se décolle
Dans le fond du couloir
Une radio parle seule
Depuis plusieurs heures

Les rideaux restent fermés
Depuis le début du jour
La poussière sur les meubles
Change lentement de place

Quelqu’un laisse une tasse vide
Près de la fenêtre ouverte
Puis disparaît dans les pièces
Sans refermer les portes

Épouvantable
Les couloirs sans mémoire
Les ombres contre les vitres
Les regards interrompus
Le vide entre les mots

Une ampoule vacille encore
Dans la cuisine silencieuse
Les journaux restent ouverts
À la même page depuis hier

Le téléphone ne sonne plus
Sur la table du salon
Et les heures tombent lentement
Sur le parquet fatigué

Épouvantable
Les escaliers sans personne
Les appartements voisins
Les voix derrière les murs
Qui s’effacent peu à peu

Les photographies jaunissent
Dans les tiroirs du bureau
La lumière change de place
Sans rien modifier vraiment

Épouvantable
Les journées identiques
Les fenêtres du matin
Le silence dans les pièces
Et nous au milieu