From the recording Fatigué de ce monde

Your price

Déçus de nous

Track download

Please choose a price: € EUR (€1.50 or more)

Please pay at least €1.50

Out of stock

“Déçus de nous” continues the cold and emotionally restrained atmosphere of Fatigué de ce monde, moving deeper into themes of disillusionment, routine, and emotional exhaustion. Built around repetitive basslines, dry mechanical percussion, sparse angular guitars, and minimal analog textures, the song embraces the hypnotic austerity and monochrome realism of early French coldwave and underground post-punk.

Lyrically, the track focuses on the slow erosion of intimacy through silence, repetition, and unresolved distance rather than open confrontation. Empty apartments, late-night cafés, passing trains, and fluorescent interiors become the backdrop for two people gradually losing connection while remaining trapped inside familiar gestures and routines.

With its raw cassette-era production, tape imperfections, and anti-commercial minimalism, “Déçus de nous” reinforces the emotional identity of Fatigué de ce monde , a detached and intimate portrait of emotional fatigue suspended somewhere in the France of the early 1980s.

Lyrics

Le train traverse les banlieues
Sous un ciel presque immobile
Les sièges restent silencieux
Et personne ne se regarde

Les verres vides sur la table
Depuis le début du soir
Les journaux froissés traînent encore
Près des manteaux humides

Tu réponds avec des phrases courtes
Comme si tout était déjà fini
Les couloirs sentent le tabac froid
Et le café du matin

Déçus de nous
Dans les chambres sans sommeil
Déçus de nous
Et des gestes habituels

Les heures tombent lentement
Contre les murs du salon
Déçus de nous
Depuis trop longtemps

Les voitures passent plus bas
Sous les fenêtres entrouvertes
Une radio joue faiblement
Dans l’appartement voisin

Tu regardes les ombres bouger
Sur le parquet du couloir
Comme si la nuit entière
Devait parler à notre place

Déçus de nous
Dans les chambres sans sommeil
Déçus de nous
Et des gestes habituels

Les heures tombent lentement
Contre les murs du salon
Déçus de nous
Depuis trop longtemps

Les affiches perdent leurs couleurs
Sous l’humidité des murs
Et nos voix deviennent lentes
Dans la fumée du matin

Déçus de nous
Sous les plafonds trop blancs
Déçus de nous
Et du silence dedans

Les moteurs tournent encore
Sous les immeubles déserts
Déçus de nous
Et de ce qu’il nous reste