From the recording Fatigué de ce monde
“L’amour est une maladie” stands as one of the central pieces of Fatigué de ce monde, pushing deeper into the colder and more psychologically restrained territory of early French coldwave and post-punk. Built around repetitive basslines, dry mechanical drum machine patterns, sparse angular guitars, and minimal analog textures, the song avoids emotional release and melodic excess in favor of hypnotic repetition and raw cassette-era realism.
Lyrically, the track presents love not as romance, but as a quiet emotional condition slowly dissolving into routine, distance, insomnia, and urban isolation. Moving through cafés, corridors, empty apartments, and late-night streets, the song remains detached and subdued throughout, allowing silence and atmosphere to carry the tension rather than direct expression.
With its monochrome production, tape imperfections, and anti-commercial minimalism, “L’amour est une maladie” reinforces the emotional identity of Fatigué de ce monde , a cold and intimate portrait of emotional fragility suspended somewhere in the France of the early 1980s.
Lyrics
Les ampoules tremblent dans le froid
Sous les fenêtres du boulevard
Le dernier bus vient de passer
Et personne ne parle encore
Tu gardes les yeux dans la fumée
Comme pour éviter les murs
Le café devient silencieux
Sous les lampes du matin gris
Les journaux traînent sur les tables
Avec leurs histoires sans fin
Et la pluie tombe lentement
Sur les vitrines du quartier
L’amour est une maladie
Qui revient chaque hiver
L’amour est une maladie
Sous les lumières des bars
Les voix deviennent mécaniques
Dans les rues après minuit
L’amour est une maladie
Qui ne nous quitte jamais
Les ascenseurs sentent la pluie
Et les manteaux fatigués
Tu traverses les couloirs blancs
Sans regarder derrière toi
La radio joue trop bas
Un morceau presque effacé
Pendant que les moteurs tournent
Sous les ponts du périphérique
L’amour est une maladie
Qui revient chaque hiver
L’amour est une maladie
Sous les lumières des bars
Les voix deviennent mécaniques
Dans les rues après minuit
L’amour est une maladie
Qui ne nous quitte jamais
Les affiches perdent leurs couleurs
Sur les murs du cinéma
Et nos phrases restent suspendues
Dans la fumée des cafés noirs
L’amour est une maladie
Dans les chambres sans chaleur
L’amour est une maladie
Et nous laisse sans sommeil
Les néons meurent lentement
Sous le ciel du périphérique
L’amour est une maladie
Qui traverse toute la ville