From the recording Fatigué de ce monde
“Fatigué de ce monde” serves as the defining centerpiece of post-punk’er’s first fully French-language album, expanding the project further into the cold, minimal, and emotionally restrained territory of early 80s French coldwave and post-punk. Built around repetitive basslines, dry mechanical drum machine patterns, sparse angular guitars, and raw analog textures, the song rejects modern polish and melodic excess in favor of hypnotic repetition and underground cassette-era realism.
Lyrically, the track moves through exhausted urban spaces filled with fluorescent light, empty cafés, closing métro stations, wet streets, and late-night silence. Rather than expressing direct anger or despair, the song captures emotional fatigue through routine, detachment, and quiet psychological tension, portraying isolation as something ordinary and continuous.
With its monochrome atmosphere, tape imperfections, and anti-commercial structure, “Fatigué de ce monde” establishes the emotional core of the album , a portrait of urban exhaustion and emotional distance suspended somewhere in the France of the early 1980s.
Lyrics
Vingt-deux heures
Les vitrines ferment lentement
Le métro respire encore
Sous les immeubles gris
Fatigué de ce monde
Des couloirs et des écrans
Des voix qui parlent trop vite
Sans regarder les gens
Je marche sous les enseignes
Qui clignotent sans raison
La pluie colle aux journaux
Contre les stations
Fatigué de ce monde
Des lumières et du bruit
Fatigué de ce monde
Qui ne dort jamais la nuit
Les moteurs tournent encore
Sous les fenêtres du port
Fatigué de ce monde
Et du silence qui mord
Dans un café presque vide
Les chaises restent retournées
Un serveur lave des verres
Sans même me regarder
La radio joue trop bas
Un morceau sans souvenir
Et les rues derrière la vitre
Commencent déjà à fuir
Fatigué de ce monde
Des lumières et du bruit
Fatigué de ce monde
Qui ne dort jamais la nuit
Les moteurs tournent encore
Sous les fenêtres du port
Fatigué de ce monde
Et du silence qui mord
Les affiches sur les murs
Perdent leurs couleurs lentement
Comme nos conversations
Qui disparaissent dedans
Fatigué de ce monde
Des matins sans chaleur
Fatigué de ce monde
Et de sa lenteur
Les néons meurent au loin
Sous un ciel presque mort
Fatigué de ce monde
Qui revient encore